Erik Winsky

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Artiste : Erik Winsky

Biographie de l'artiste :

La peinture abstraite n’a aucune limite, aucune règle, aucune contrainte. C’est un art libre. Totalement libre. Tout peut être imaginé, tout peut être créé. L’abstraction ne s’explique pas. Elle se ressent. Elle s’imprègne. Elle saisit, trouble, ou heurte. Elle se contemple. Elle s’impose. C’est une ivresse exaltante. Une création instinctive et primitive de l’esprit humain. Les couleurs, les lignes et les formes, dans une harmonie volontairement irréelle et discordante, fusionnent en un tout. Une force puissante qui transcende l’espace. C’est un art qui fait naître des émotions brutes et intenses, entre ce qui est vu et ce qui est ressenti. Il éveille, et bouscule nos sens. L’abstraction ne représente rien en particulier. Et c’est pour cela qu’on peut dire que c’est un art qui représente tout. Elle est ce qui reste quand le visible s’efface. Ce que l’on ressent avant de comprendre. Une tentative de dire ce qui ne peut pas se dire. Des formes sans visages. Des signes sans narration. L’abstraction ne cherche pas à expliquer. Elle pose des énigmes. C’est une faille. Une dérive. Et si vous ne comprenez pas, tant mieux, car ce qui compte finalement, c’est ce qui vous traverse, ce qui vous dérange, ce qui vous bouleverse peut-être, ou ce qui vous hante. Rien ne domine. Pas de récits. Pas de figures. Seulement des couleurs qui se nuancent, des formes qui se dérobent, et des silences qui s’installent. La substance coule lentement sur les toiles. Elle circule, glisse, s’installe, et se retire. Elle échappe aux regards en quête de certitude. Rien ne commence vraiment, car il n’y a ni origine, ni point d’ancrage. Seulement des éclats furtifs dans le tissu vacillant du visible. Les formes surgissent, respirent, vibrent, et frémissent, puis se disloquent dans la matière, comme des échos d’un réel inversé, entre les lignes d’ombres et de vertiges. Les couleurs traversent les surfaces. Elles ne disent jamais une seule chose. Elles insinuent des possibles. Chaque couleur s’efface ou insiste. Elles se croisent, se détournent, s’attendent, et se confrontent. Elles se vivent. Un langage fait de nuances, d’absences, et de silences. Le familier se dissout, et la pensée dérive, sans repères, dans des perspectives diffuses, où l’équilibre fuit dans le mouvement, et se confond avec l’irréel. Les œuvres se fragmentent pour mieux surprendre. Elles émergent dans des absolus qui se reconfigurent. Les contours s’estompent et l’espace s’ouvre à ce qui ne se voit pas, à ce que le regard devine sans saisir. À l’invisible. À l’imperceptible. À l’incertain. Au mystère, et au rêve.

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Nombres d'œuvres :

  • Peintures : 14
  • Photos : 0
  • Sculptures: 0
  • Dessins : 0
  • Autres : 0
  • Nombre Total d'œuvres : 14